À propos

Célébrant la liberté d’expression, les spectacles d’activistes et une palette large de toutes formes d’arts éclectiques, controversés et indépendants, le festival Infringement est modelé sur le Fringe originel de 1947 à Édimbourg, qui était une protestation artistique d’autodidactes contre l’élitisme des grandes entreprises et l’exclusion des artistes locaux.

À Montréal, le festival Infringement accueille une variété de collaborations, de spectacles et de résistants culturels : troupes de théâtre, musiciens de toutes sortes, l’activisme de rue, les drames politiques, spectacles radicaux, artistes visuels, films, l’art marginal, poésie, spectacles de marionnettes, groupes désavantagés et quiconque souhaite empiéter sur la monoculture des grandes entreprises qui détruit notre culture et s’immisce dans tous les aspects de nos vies.

Au festival Infringement, artistes et spectateurs de tout acabit sont invités à repousser les frontières, explorer le territoire inconnu en le faisant sans l’ingérence et sans avoir à payer des frais. Conçu pour être une démocratie des arts, le festival Infringement fortifie les communautés, les artistes et les spectateurs pour qu’ils se chargent de la culture et l’utilise comme un outil de justice sociale.

Le mouvement Infringement est né le 19 juin 2001 quand le Festival Fringe de Saint-Ambroise, dont la marque fut déposée, bouta de ses planches « Car Stories », un spectacle novateur ; apparemment sur l’ordre d’une société commanditaire. Quand les artistes, après avoir payé des frais considérables pour y participer, n’avaient pas reçu le retour sur les ventes de billets, ils étaient furieux. Ceci déclencha la création du mouvement Infringement, une façon par-soi-même et activiste de produire les arts comme au Fringe originel de 1947 à Édimbourg. Le festival Infringement a été fondé à Montréal en 2004.

Le festival Infringement a participé aux deux premiers Congrès mondiaux du Fringe à Édimbourg, en Écosse. Dans un effort pour persuader les administrateurs du Fringe de mettre les intérêts des artistes en premier — selon la tradition du Fringe originel de 1947, les artistes de l’Infringement ont présenté des spectacles et ateliers au Fringe d’Édimbourg et au Congrès mondial du Fringe qui se voulaient critiques de la manipulation excessive des sociétés commanditaires (ex. La philosophie du Fringe mondial ?).

Bien que les artistes du festival Infringement de Montréal et de Buffalo aient espéré de continuer le dialogue avec les gérants du Fringe autour des sujets importants dans les arts, leurs demandes ont été rejetées par l’Association canadienne des festivals Fringe (AcfF), hôtes du Congrès de 2016 à Montréal. L’AcfF a verrouillé le mot « fringe » dans une marque de commerce canadienne, empêchant son utilisation dans les arts du Fringe.

Pour contrer cette exclusion, l’Infringement ne s’est pas seulement offert comme espace inclusive, mais comme accueil du premier Congrès mondial de l’Infringement (World Infringement Congress), qui aura lieu samedi le 19 novembre, pour examiner les problèmes qui ont été mis de côté lors de l’événement originel, et pour permettre aux artistes exclus qui veulent se faire entendre d’avoir une plateforme pour le faire.

De plus, l’Infringement de Montréal a envoyé à l’AcfF une invitation à s’engager dans un débat de type parlementaire concernant la mise en marque du mot « Fringe » et l’exclusion des artistes conséquemment. Par ces stratégies, le festival Infringement vise à défier la prise de la marque de commerce Fringe en cherchant un dialogue important sur les manières concrètes de protéger les artistes et la culture des excès de l’ingérence commerciale.

Espérons que les administrateurs du Fringe se pointeront avec une ouverture d’esprit. En prenant avantage de cette opportunité exceptionnelle, ils pourront apprendre comment mieux protéger les artistes et trouver des solutions pour empêcher les commanditaires de compromettre ce qui était autrefois un festival pour le peuple, par le peuple.

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Ottawa Citizen